Soirée Blues

Mercredi 30 novembre 2011 - Concert

Soirée Blues

Dans la chaleur d’un bar un peu sombre, quelques barbus sirotent une bière fortement houblonnée en triturant les rebords de leur chapeau, tandis qu’un vieil aveugle raconte des histoires abracadabrantes. Tout à coup, le silence se fait alors que Chapel Hill s’empare de la scène ; le soleil rouge vient de se coucher. Voix chaleureuse, violons et guitares se mêlent pour une musique énergique mais douce-amère qui rappelle à la mémoire un lointain road-trip sur la route 66.
Alors que la foule qui s’est massée danse et tape furieusement du pied, retour en Europe avec Hell’s Kitchen. Cette fois, les jeunes hurluberlus iconoclastes tapent sur tout et n’importe quoi, inventent et réinventent un blues tribal et dansant, original mais évident. On ne tient plus la foule, qui saute partout en poussant d’étranges cris...

Horaire : 21h / portes 20h

Tarif : 10.- / 5.- carte Sat

Hell's Kitchen

Hell's Kitchen

Racines rurales, rock indus urbain et transe tribale ; le nouveau blues des Cuisiniers du Diable mixé par un ex Kat Onoma est arrivé... !

Hell's Kitchen est un groupe helvète surréaliste qui fait fusionner le blues avec des influences post-industrielles. Bernard Monney (chant & guitare), Cédric Taillefert (percuterie - c'est le forgeron-chaudronnier du groupe) et Christophe Ryser (contrebasse) n'hésitent pas à enrichir leurs instruments de base en tapant sur des conduits de ventilation, en malaxant des pâtes alimentaires et en lâchant des objets qui s'écrasent au sol. Les couvercles de poubelle, le washboard, les tambours de machine à laver font partie également de leurs instruments habituels. Le tout est généralement ponctué de coups de talon, de cris et de hululements. Ils apportent au blues d'outre-atlantique leur contribution européenne sans le complexe habituel du non-americain. Le blues appartient à tout le monde aujourd'hui, comme le reggae ou la bossa nova, le judo ou le yoga. C'est normal qu'il évolue avec l'époque, les nouveaux pays qui se l'approprient et le vécu et la culture de ceux qui la jouent.

Nous sommes là loin des voix policées et des guitar heroes mais plutôt dans un monde de jeunes musiciens en laboratoire débordant d'inventivité et de vitalité. Ils ramènent le blues, qui s'égare souvent ces jours-ci dans la FM et les redites, à son énergie primitive et lui redonnent un côté tribal, lancinant, hypnotique. Hell's Kitchen a déjà sillonné l'Europe (Russie, Angleterre, Italie, Portugal...), a été invité par nombre de festivals importants (Les Eurockéennes, Paléo...) et on leur a proposé deux fois le Deep Blues Festival près de Minneapolis, le top des festivals neo-trash blues américain. Il semble donc qu'ils n'ont pas fini de prêcher la bonne parole à travers le monde. Entre échos nostalgiques et fulgurance contemporaines Hell's Kitchen continue de tracer sa voie, celle de l'innovation... !

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Chapel Hill

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Nathan Symes, leader et compositeur de Chapel Hill voit le jour en Caroline du Nord alors que les marches pour la paix battent le pavé au son de « The Time They Are A’changin’ ». Dylan, mais aussi Brel marqueront une enfance déracinée en France. De retour aux Etats-Unis, il assiste à l’irruption de Nirvana. Nouveau chamboulement. Nathan tourne le dos à une prestigieuse carrière d’ingénieur et un destin WASP tout tracé pour s’engouffrer dans la scène indé de Boston. Il l’occupera pendant une dizaine d’années au sein de diverses formations grunge et en tant que frontman de Big Gladys, groupe de rock parodique inspiré de Ween.

Il traverse une dernière fois l’Atlantique, le baluchon débordant de ses Tom Waits fétiches, son Anthology of American Folk Music (Smithonian Recordings) et les premiers albums de Beck, Wilco et Morphine. De nobles ascendances réunies et disséquées dans Chapel Hill, pour lequel il rassemble une violoniste, un batteur et un contrebassiste.

Le nom Chapell Hill est tiré de sa ville de naissance, réinventée dans ce qu’elle raconterait de plus sombre tels ces faits divers relatés sur une vieille coupure de journal. Mais les textes peuvent aussi se faire plus personnels et politiques, inspirés par une Amérique qu’il aime mais dont il se sent étranger.

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